Myriade et Pikolo, les meilleurs cafés de Montréal

Publié par:      janvier 1, 2014     / /

re-posté de Metro
 

Après un exercice non scientifique, mais rigoureux, Métro dévoile la liste des meilleurs cafés de Montréal. Trente-trois professionnels de l’industrie et blogueurs ont dressé le classement dominé par Myriade et Pikolo.

Le café troisième vague a la cote à Montréal. Ce sont les établissements de ce mouvement, tenus par des baristas vouant un véritable culte au nectar noir, qui se hissent en tête du palmarès des meilleurs cafés de la ville, bien que quelques endroits plus classiques se soient frayé une place dans la liste.

Au total, les 33 membres du jury – des propriétaires de cafés et des blogueurs – ont nommé quarante adresses dans leurs top 3, signe que la «scène café» de la métropole est bien vivante. «Il y a trois ans, il aurait été simple de nommer mes trois cafés préférés, dit l’un des experts consultés. Mais aujourd’hui, même un top 5 est un exercice quasi impossible!»

Deux cafés se sont toutefois clairement détachés du lot. Tous deux cités par un membre du jury sur trois, Café Myriade, près de Concordia, et Pikolo Espresso Bar, dans le Ghetto McGill, arrivent nez à nez en tête du classement.

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Portraits
Anthony Benda est un perfectionniste. Chaque minute qu’il passe sur le plancher du Café Myriade lui sert à parfaire son art dans le but d’offrir un café toujours plus savoureux, avec les méthodes les plus efficaces qui soient. Quand il a ouvert son café, il y a cinq ans, Montréal était loin de surfer sur la troisième vague. Le natif de Vancouver établi à Montréal depuis près de neuf ans faisait office de pionnier et avait le désir de bousculer les habitudes. Attablé à son institution de la rue Mackay, MacBook devant lui et tuque grise vissée à la tête, Anthony Benda discute avec passion de clients qu’il voit presque chaque jour depuis cinq ans… et qui le poussent à s’améliorer. La volonté de proposer de nouvelles choses, il l’a toujours.

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Marie-Ève Laroche vient du milieu des arts. Dans sa tête trottait l’idée d’ouvrir un café depuis un moment. Après avoir fait ses classes, entre autres grâce à un séjour d’un an en Australie, où elle a travaillé dans des cafés et des plantations, la jeune femme ouvre, en 2011, Pikolo, avenue du Parc, qui s’est rapidement imposé auprès des étudiants de McGill et des travailleurs du secteur. Depuis, le café troisième vague a explosé à Montréal. Dans l’étroit local, il règne une ambiance chaleureuse. Avec sa tresse brouillonne qui tombe sur son épaule gauche, Marie-Ève prépare un latte dans un verre, la signature du café. Derrière son comptoir, elle est comme un poisson dans l’eau.

Métro s’est entretenu avec les propriétaires des deux cafés gagnants.

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Quelle est la clé de votre succès?
Marie-Ève Laroche: Nous gardons les choses simples. Ici, nous nous concentrons sur le café. Nos standards de qualité sont très élevés et je mets beaucoup d’accent sur le service à la clientèle, qui est très friendly, très cosy. Mon but, c’est de rassembler les gens, de créer une communauté.
Anthony Benda: Notre volonté de changer les choses. J’adore le fait que plusieurs cafés ouvrent leur porte à Montréal, mais je souhaite toujours demeurer devant les autres. Tous les efforts sont mis sur le café. Je sers un bien meilleur café qu’il y a cinq ans.

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Comment se porte la «scène café» à Montréal?
MEL: Depuis deux ans, il y a eu un gros boum. Quand Pikolo a ouvert, Montréal trainait de la patte. Ça n’avait pas d’allure qu’une ville aussi foodie et ouverte soit autant en retard. Aujourd’hui, nous avons beaucoup de choix de qualité. À New York et Toronto, il y a beaucoup de choix, mais je trouve que Montréal a de meilleures options.
AB: Je crois sincèrement qu’aujourd’hui, Montréal a l’une des plus belles scènes café parce qu’elle est diversifiée. Tout le monde propose des torréfacteurs différents et a une approche propre à lui. À Vancouver, quand tu as visité un café, tu les as tous visités…

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Un mot sur l’autre gagnant…
MEL: J’ai appris l’existence du Myriade quand j’étais en Australie et je me suis dit que c’est exactement ce que je voulais faire. Anthony, c’est le Dieu du café. C’est un avant-gardiste. Il ne fait pas de copy-paste: il met son pied à terre et amène des idées différentes.
AB: Quand Pikolo a ouvert, c’était le café le plus près de Myriade et Marie-Ève a proposé quelque chose de complètement différent de ce qu’on fait ici. Elle met beaucoup d’effort dans la qualité du café. Ce sont des détails pour plusieurs, mais ça se goûte.

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